Un site d'avocat se construit en cinq étapes : vérifier les règles déontologiques, fixer l'arborescence par domaine, bâtir un site rapide et sécurisé, travailler le SEO local, installer une prise de rendez-vous conforme au RGPD. Comptez à partir de 1 999 € HT et de 14 jours à 1 mois pour une vitrine. Le cadre est strict, mais il laisse une vraie marge de manœuvre.
En bref
- Le nom de domaine doit contenir le nom de l'avocat ou du cabinet, jamais un terme générique comme « divorce-paris ».
- L'ouverture ou la modification substantielle d'un site doit être signalée sans délai au conseil de l'Ordre.
- Le mot « spécialiste » est réservé aux titulaires d'un certificat de spécialisation.
- Une page par domaine de compétence, rédigée pour le justiciable, rapporte plus qu'une page « Compétences » unique.
- Prise de rendez-vous en ligne, formulaire court et hébergement en France ou dans l'UE protègent le secret professionnel.
Créer un site d'avocat en 5 étapes : la réponse courte
Un site de cabinet conforme et performant se crée en cinq étapes. Validez d'abord le nom de domaine et les mentions avec les règles de l'Ordre. Structurez ensuite le site par domaine de compétence. Développez-le sur un WordPress sur-mesure, rapide et sécurisé. Travaillez le référencement local. Installez enfin un parcours de rendez-vous qui respecte le RGPD. Budget indicatif : vitrine dès 1 999 € HT, livrée en 14 jours à 1 mois.
- Règles et nom de domaine : vérifiez le cadre déontologique, réservez un domaine conforme, prévenez l'Ordre.
- Arborescence : un silo par matière, une page par question de client.
- Conception : thème sur-mesure, PageSpeed 90+ sur mobile, hébergement en France ou dans l'UE.
- SEO local : fiche Google Business Profile, pages « matière + ville », cohérence des coordonnées.
- Prise de rendez-vous : bouton visible, formulaire court, créneaux en ligne, collecte minimale de données.
Les règles déontologiques à respecter avant la mise en ligne
Vous avez le droit de communiquer. La loi Hamon du 17 mars 2014, complétée par le décret n° 2014-1251, a ouvert aux avocats la publicité et la sollicitation personnalisée. Selon le vade-mecum du CNB, ces règles figurent aujourd'hui dans le décret n° 2023-552 du 30 juin 2023 portant code de déontologie des avocats. Pour la profession, tout passe par l'article 10 du Règlement intérieur national (RIN).
Une précision : nous concevons des sites, nous ne donnons pas d'avis juridique. Un doute sur une formulation ? Posez la question à votre Ordre ou au CNB.
Nom de domaine, déclaration à l'Ordre et mentions obligatoires
Le code de déontologie du barreau de Paris reprend l'article 10.5 du RIN. Le nom de domaine doit comporter le nom de l'avocat ou la dénomination du cabinet, en entier ou abrégé. Le mot « avocat » peut le précéder ou le suivre. Les noms qui évoquent un domaine du droit de façon générique sont interdits. Donc dupont-avocat.fr passe, divorce-paris.fr non.
Le même article impose d'informer le conseil de l'Ordre, sans délai, de l'ouverture ou de la modification substantielle du site. Vous lui communiquez les noms de domaine. La règle vise le nom de domaine, pas les URL internes. Des adresses comme /droit-du-travail/licenciement/ restent libres, tant qu'elles sont sobres.
Checklist à cocher avant la mise en ligne :
- Nom de domaine conforme à l'article 10.5 du RIN
- Ordre informé, noms de domaine communiqués
- Identité de l'avocat, barreau d'appartenance, structure d'exercice et coordonnées visibles
- Pour une société : SIRET et RCS
- Hébergeur identifié dans les mentions légales (LCEN)
- Coordonnées du médiateur national de la consommation de la profession d'avocat, de manière visible et lisible
- Politique de confidentialité RGPD
- Bandeau cookies conforme aux recommandations de la CNIL
- Aucune bannière publicitaire tierce
- Aucun terme « spécialiste » sans certificat
Ce qui est interdit ou encadré sur le site
Chaque règle a son équivalent en conception. Voici les points que nous vérifions à chaque projet :
- « Spécialiste » : les mots « spécialiste », « spécialisé » et « spécialisation » sont réservés aux titulaires d'une mention de spécialisation du CNB. Intitulez votre menu « Domaines d'intervention » et écrivez « j'interviens principalement en droit de la famille ».
- Publicité tierce : aucun encart ni bannière publicitaire, hors ceux de la profession. Pas de régie, pas de widget sponsorisé.
- Contenu : ni promesse de résultat, ni comparaison, ni dénigrement. Oubliez « le meilleur cabinet de Paris ».
- Clients cités : uniquement avec leur accord, et le secret professionnel prime. Une référence anonymisée suffit presque toujours.
- Honoraires : vous pouvez afficher des tarifs indicatifs ou une méthode de calcul. La convention d'honoraires reste de mise.
- Avis : les faux avis relèvent des pratiques commerciales trompeuses. Le vade-mecum du CNB encadre strictement la communication des avocats. Les sources consultées ne permettent pas de confirmer le statut des avis spontanés sur la fiche Google : faites-les valider par votre Ordre. Notre conseil : pas de témoignages sur le site, et une validation auprès de votre Ordre.
Quelles pages doit contenir un site de cabinet d'avocats ?
Un avocat solo qui n'exerce qu'une matière s'en sort avec une vitrine de 5 pages. Un cabinet multi-matières a besoin de davantage de pages, car chaque domaine mérite sa propre page, voire son propre silo. La logique ressemble à celle d'un site vitrine pour une entreprise locale. S'y ajoutent des contraintes déontologiques. Google classe aussi le droit parmi les sujets sensibles (YMYL), ce qui oblige à soigner les signaux de crédibilité.
| Page | Rôle | Conseil de contenu |
|---|---|---|
| Accueil | Dire qui vous êtes, pour quoi, où | Matières, ville, bouton de rendez-vous visible dès l'écran d'arrivée |
| Le cabinet | Rassurer | Valeurs, méthode, localisation, équipe |
| Une page par avocat | Prouver l'expertise (E-E-A-T) | Parcours, barreau, publications, photo |
| Domaines de compétence | Capter les recherches | Un silo par matière : /droit-du-travail/licenciement/, /droit-de-la-famille/divorce/ |
| Honoraires et premier rendez-vous | Lever la peur du coût | Mode de calcul, déroulé, convention d'honoraires |
| Actualités et articles | Nourrir le référencement | Réponses aux questions réelles, date et auteur |
| Contact / rendez-vous | Convertir | Formulaire court, créneaux, délai de réponse |
| Mentions légales | Conformité | Identité, barreau, hébergeur, médiateur |
| Confidentialité | RGPD | Données collectées, durée, droits |
Une page par domaine de compétence, construite autour des questions des clients
Écrivez pour un particulier ou un dirigeant, pas pour un confrère. Une bonne page suit toujours la même trame : le problème du justiciable, des réponses claires (délais, étapes, coûts indicatifs), le rôle de l'avocat, une FAQ, un appel à l'action.
Ajoutez un balisage Schema.org : LegalService pour le cabinet, Person pour chaque avocat, FAQPage pour les questions. Affichez l'auteur et la date de mise à jour. Ces repères renforcent la crédibilité. Les moteurs de réponse s'en servent aussi pour choisir ce qu'ils citent.
Comment être visible sur Google dans sa ville et ses matières
Votre cible, ce sont les requêtes « avocat + matière + ville », comme « avocat droit du travail Paris ». Quatre leviers font l'essentiel du travail.
- Fiche Google Business Profile complète : catégorie, horaires, photos, description. Voici comment créer et optimiser votre fiche Google Business Profile.
- Cohérence NAP (nom, adresse, téléphone) entre le site, la fiche Google, l'annuaire national de la profession, celui de votre barreau et les annuaires juridiques. Une adresse écrite de deux façons suffit à brouiller le signal.
- Pages d'expertise localisées, sans pages satellites : une page par matière, avec la ville dans le titre et dans le texte. Dupliquer la même page pour chaque arrondissement ou commune est une erreur, car Google la traite comme du contenu en double. Une page par bureau physique, oui. Une page par code postal, non.
- Performance : Core Web Vitals maîtrisés et PageSpeed 90+ sur mobile. Le premier rendez-vous se cherche souvent depuis un téléphone.
Le contenu de fond fait le reste. Prenez une page qui explique les délais d'une procédure de licenciement, ses étapes et ses coûts indicatifs. Elle répond à une vraie question et gagne la confiance du lecteur avant même le premier appel.
Générer des rendez-vous sans tomber dans le démarchage interdit
Le marketing entrant regroupe le site, les contenus, le SEO et la publicité en ligne. Le vade-mecum du CNB en reconnaît les outils, sous réserve des principes essentiels de la profession. La sollicitation personnalisée, elle, vise une personne déterminée. Elle prend la forme d'un courrier postal ou d'un e-mail, et jamais d'un message sur un terminal mobile. Elle doit aussi préciser comment le coût est déterminé.
Voici le tunnel que nous mettons en place :
- un bouton de rendez-vous visible sur chaque page ;
- un formulaire court et qualifiant : matière, urgence, préférence visio ou cabinet ;
- une prise de rendez-vous en ligne avec créneaux réels ;
- si vous le souhaitez, une consultation payante en visio à prix affiché ;
- un rappel du délai de réponse, pour éviter qu'un prospect appelle trois cabinets en parallèle.
Pour le secret professionnel et le RGPD, collectez le strict minimum. Écrivez noir sur blanc au-dessus du champ de message : « Ne détaillez pas votre dossier ici ». Transmettez les données de façon chiffrée et hébergez-les en France ou dans l'UE. Une plateforme de consultation en ligne du CNB peut compléter votre dispositif. Vérifiez d'abord ses modalités actuelles auprès du Conseil.
Combien coûte un site d'avocat et en combien de temps est-il livré ?
Trois voies existent (pour les fourchettes de prix et le coût réel sur 3 ans, voyez combien coûte un site internet vitrine). Le site sur template, en abonnement mensuel, coûte peu mais se personnalise mal, et vous restez seul face à la conformité. Le freelance propose des prix et une qualité très variables, avec un risque d'indisponibilité. L'agence coûte plus cher au départ. Chez nous, elle réunit designer, développeur et SEO sous le même toit.
Voici notre grille, affichée sans détour, pour la création de site WordPress pour cabinet d'avocats :
- Landing page dès 1 299 € HT : pour un avocat solo qui s'installe.
- Site vitrine dès 1 999 € HT, jusqu'à 5 pages.
- Sur devis au-delà : cabinet multi-matières, multilingue, paiement de consultations en ligne.
Le délai va de 14 jours à 1 mois. Le prix monte avec le nombre de domaines, la rédaction des contenus (à votre charge ou non), la prise de rendez-vous avec paiement et le nombre de langues.
Prévoyez ensuite des coûts récurrents : l'hébergement, puis une maintenance WordPress sécurisée dès 79 € HT/mois, avec mises à jour testées en staging et sauvegardes externalisées. Vous avez déjà un site ? La refonte de votre site sans perdre votre référencement repose sur un plan de redirections 301. Vous gardez votre positionnement au lieu de repartir de zéro.
Les 5 erreurs fréquentes sur les sites d'avocats
- Un nom de domaine générique, non conforme à l'article 10.5. Il faudra l'abandonner, avec son référencement, le jour où l'Ordre le demande.
- Une page « Compétences » unique qui énumère 12 matières sans contenu. Google n'a rien à classer, le client n'a rien à lire.
- Un jargon juridique que le justiciable ne comprend pas. Il ferme l'onglet, il n'appelle pas.
- Un site lent, bâti avec un page-builder et jamais mis à jour. Outre la lenteur, une faille de sécurité sur un site qui reçoit des demandes de clients expose des données couvertes par le secret professionnel.
- Aucun appel à l'action, ni moyen simple de prendre rendez-vous. Le site informe, mais ne génère aucun dossier.
Vous voulez voir ce que cela donne en pratique ? Parcourez nos réalisations pour des clients du secteur juridique.
Questions fréquentes
Un avocat a-t-il le droit d'avoir un site internet et de faire de la publicité ?
Oui. Depuis la loi Hamon de 2014 et le décret n° 2014-1251, la publicité et la sollicitation personnalisée sont autorisées, dans le respect des principes essentiels de la profession. Le site, lui, est encadré par l'article 10.5 du RIN.
Faut-il déclarer son site internet à l'Ordre des avocats ?
Oui. L'avocat qui ouvre ou modifie substantiellement un site doit en informer le conseil de l'Ordre sans délai et lui communiquer les noms de domaine. Faites-le avant la mise en ligne, puis refaites-le après une refonte importante.
Quel nom de domaine choisir pour un site d'avocat ?
Choisissez un nom de domaine qui reprend votre nom ou la dénomination du cabinet, en entier ou abrégé, avec ou sans le mot « avocat » : martin-avocat.fr, par exemple. Les noms qui évoquent un domaine du droit de façon générique, comme divorce-paris.fr, sont interdits.
Un avocat peut-il afficher ses honoraires et des avis clients sur son site ?
Pour les honoraires, vous pouvez indiquer des tarifs indicatifs ou un mode de calcul. La convention d'honoraires reste obligatoire. Pour les avis, évitez témoignages et widgets sur le site, proscrivez tout faux avis et validez votre pratique avec votre Ordre.
Un avocat peut-il utiliser Google Ads pour trouver des clients ?
La publicité en ligne est possible, et le vade-mecum du CNB reconnaît les techniques de référencement sous réserve des principes essentiels de la profession. Gardez une annonce sobre, sans promesse de résultat ni comparatif, qui renvoie vers un site conforme. Nous vous conseillons de faire valider la campagne par votre Ordre.
Combien coûte la création d'un site internet pour un cabinet d'avocats ?
Chez Kameo, une landing page démarre à 1 299 € HT et un site vitrine de 5 pages à 1 999 € HT. Un cabinet multi-matières, multilingue ou avec paiement de consultations fait l'objet d'un devis. Ajoutez l'hébergement et une maintenance dès 79 € HT/mois.
Demandez un brief de 30 minutes avant de comparer les devis
Notre conseil : listez vos 3 matières les plus rentables, vérifiez le nom de domaine auprès de votre Ordre, puis comparez les offres sur un seul critère, la conformité. Notre page de création de site WordPress détaille les formats (landing dès 1 299 € HT, vitrine dès 1 999 € HT, livraison en 14 jours à 1 mois). Elle présente aussi le SEO natif, le PageSpeed 90+, l'hébergement en France ou dans l'UE et la remise du code source. Le brief découverte de 30 minutes est gratuit, et le devis détaillé arrive sous 24 h. Pour juger sur pièces, passez par nos réalisations.




